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Les Nouveaux Refusés

Un peu d’Histoire…

[dropcap2]L[/dropcap2]e 1er Salon des Artistes Indépendants s’ouvre au public le 1er décembre 1984 à l’initiative d’un petit groupe d’artistes novateurs (Cézanne, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Manet, Renoir, Monet, Sisley, etc…)
Dès sa création, le Salon devient le refuge des « Refusés ».
Leurs œuvres valent aujourd’hui des sommes folles. Elles sont exposées dans les plus prestigieux musées et galeries ou acquises par de richissimes collectionneurs (quelquefois, hélas, dans un but purement spéculatif.) Mais à l’époque, elles étaient très souvent refusées par les musées d’État car ne correspondant pas aux critères artistiques de l’Art officiel.
Ces audacieux précurseurs ont, par leur révolte et leur initiative, créé un vent de liberté dont se nourrit encore l’art actuel.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Dans notre société, les principes de précaution tous azimuts menacent de submerger le principe de liberté gravé au fronton de nos mairies. Alors quel peut-être l’espace d’expression des artistes? La question à mon sens, mérite d’être posée.
Certes, de nos jours, la plus grande liberté existe bel et bien, mais la menace vient d’ailleurs. Nombre de jeunes peintres talentueux et innovants sans être subversifs pourraient être le ferment d’une évolution picturale majeure. Ils deviendraient ainsi les fondateurs des grands mouvements de ce début de siècle… Encore faudrait-il qu’il sortent de l’anonymat et pour cela puissent franchir les barrières financières et médiatiques qui les séparent du grand public, seul habilité à les reconnaitre ou à les rejeter.
Bien souvent, ils ne peuvent assumer les coûts d’atelier, de fournitures diverses et fort onéreuses : locations de salles, frais d’affichage et d’annonce de leurs expos, vernissages etc…
Un amas de difficultés et d’incompréhension progressivement les amène à se désengager pour devenir d’honnêtes artisans de la peinture qui font « commercial » et ne dérangent pas. Nous sommes loin, très loin des Refusés.
Leur reste peut-être encore à plagier Monsieur Soulage et faire des rêves d’or…

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